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Retour en images / Concert de fin d'études DNSPM chant lyrique 2018-2021

Le 25 juin dernier, Flavien Maleval, Thomas Coisnon et Olivier Lagarde, étudiants en 3e année de DNSPM chant lyrique livraient leur concert de fin d’études supérieures sur la scène de l’Opéra de Rennes.
Pour ceux qui n’ont pu être présents, retrouvez l’intégralité de leurs récitals en vidéo.

Pour accompagner votre visionnage, nous vous proposons de retrouver le programme de salle.

 
 
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Sous la direction artistique et pédagogique de Stéphanie d’Oustrac, professeure référente du département chant lyrique au Pont Supérieur.
Mise en espace et en lumière : Jean-Michel Fournereau
Réalisation / Montage : Sarah Kuntz – Réalisatrice
Prise de son / Mixage : Julien Reynaud
Sonorisation : Marie Guérin (Opéra de Rennes)
Régie : Camille Rouzeval
Régie lumière : Dominique Parent
En partenariat avec l’Opéra de Rennes dans le cadre de son engagement en faveur de l’insertion professionnelle.

FLAVIEN MALEVAL - DÉPART, ERRANCE ET RETOUR

« J’ai voulu que ce récital soit un moment très personnel. C’est un postulat peut-être étonnant quand on voit le contenu, un peu plus loin dans ces pages, car ce programme est un programme résolument sombre, empreint de peu d’optimisme, voire même parfois de cynisme. Et pourtant, il est personnel. Est-ce que ça veut dire pour autant que je me définis comme quelqu’un de fondamentalement sombre et cynique, entre autres qualités ? Non, assurément non.

Ce que j’entends par “personnel” ici, c’est que le récital de ce soir agit comme une catharsis. Il est l’expression posée en notes, en rythmes et en textes de la peur la plus profonde qui puisse m’habiter, et son exorcisation la plus complète possible : la peur de la solitude.

Car les voyages, chez les compositeurs que j’ai choisis du moins, s’entreprennent seul. Ils nous confrontent à nous, nos pensées, nos états d’âme, nos folies et nos tristesses. Il n’ont même pas besoin d’être des voyages physiques : Mackie ne voyage ici qu’entre la diégèse de l’Opéra de Quat’sous et le quatrième mur. Michele ne voyage pas, il ne fait que rêver de l’Italie qu’il fantasme, il n’en est pas moins seul, et prêt à le hurler à la face du monde.

J’ai peur d’être seul. Or sur scène on ne l’est jamais. Il y a des pianistes (l’occasion pour moi de remercier Elisa Bellanger et Héléna Riols qui accompagneront ce concert.), il y a des partenaires (l’occasion aussi de remercier Sophie Belloir, amie fidèle qui a accepté de conclure ce concert avec moi) et il y a le public. Qui scrute, rit, pleure, comprend ou non, juge parfois, mais qui est là. On en a peur ou on l’aime, il nous porte ou nous paralyse, mais il est là, et on n’est jamais seul.

Alors ce soir, nous allons parler de départ, d’errance et de retour, de solitudes vécues de façon plus ou moins joyeuse, plus ou moins sereine. De solitude amoureuse, et de perte au milieu de la foule.

            Mais nous le ferons ensemble.

Flavien Maleval (ténor) – Départ, errance et retour

  • Air de Lenski – Eugène Onéguine – Piotr Illitch Tchaïkovsky
  • Extraits du Winterreise – Franz Schubert
  • Come away, death – Three Shakespeare’s song – Roger Quilter
  • Ballade de la bonne vie – Mackie-le-surineur – L’opéra de Quat’sous – Kurt Weill
  • Écrit à Qinzhou – Gérard Pesson
  • I know that you all hate me – Air de Michele – The Saint of Bleecker Street – Giancarlo Menotti
  • Too many mornings – Follies – Stephen Sondheim
THOMAS COISNON - QUAND LE CHANTEUR PASSE À TABLE

 

« La table est le seul endroit où l’on ne s’ennuie jamais pendant la première heure » Brillat-Savarin

Les moments passés à table constituent des moments de vérité où les comportements et les émotions se révèlent. Ce programme propose plusieurs histoires riches d’ambiances et d’émotions contrastées, reflétant des situations emblématiques du moment du repas, de son aspect le plus festif, amical ou amoureux à sa capacité à cristalliser des malaises sous-jacents, des rancœurs et des émotions violentes.

Introduction : extraits de La Bécasse de Maupassant (1882)

Das Irdische Leben et Rheinlegendchen, lieder extraits du Knaben Wunderhorn de G. Mahler (1899)
Das Irdische Leben (La vie terrestre) est un conte cruel dans lequel un enfant affamé réclame du pain à sa mère qui, désemparée, lui demande d’attendre. Lorsque le pain est prêt, l’enfant est déjà mort. Dans Rheinlegendchen (Petite légende du Rhin), un jeune homme en quête de sa bien-aimée jette un anneau d’or dans le fleuve. Avalé par un poisson, l’anneau se retrouve dans l’assiette de la bien-aimée.
Avec Elisa Bellanger (piano)

Under the willow tree, scène extraite de Vanessa de S. Barber (1958)
Autour du petit-déjeuner, le médecin de famille se remémore avec nostalgie les bals paysans de sa jeunesse, dissipant momentanément les non-dits du trio amoureux entre Vanessa, sa nièce Erika et le jeune Anatol.
Avec Elisa Bellanger (piano), Sophie Belloir (Erika), Thibault Givaja (Anatol) et Sarah Rodriguez (Vanessa)

Ô vin dissipe la tristesse, récit et air extraits de Hamlet de A. Thomas (1868)
Cherchant à se venger du meurtre de son père, Hamlet trinque à l’idée de remettre en scène le crime par une troupe de comédiens, afin de confondre sa mère et son oncle usurpateur.
Avec Elisa Bellanger (piano)

Voici l’omelette, quatuor extrait du Docteur Miracle de G. Bizet (1857)
Le jeune Pasquin, amoureux en secret de Laurette, imagine de faire manger une omelette empoisonnée aux parents qui lui refusent leur fille, dans l’idée de revenir ensuite en médecin providentiel avec l’antidote… pour obtenir la dote.
Avec Elisa Bellanger (piano), Sophie Belloir (Véronique), Thibault Givaja (Pasquin) et Laura Jarrell (Laurette)

Chanson de Maxence, air extrait des Demoiselles de Rochefort de M. Legrand (1967)
A Rochefort, le café de Madame Yvonne est le lieu de toutes les intrigues. Entre les tables, les personnages se rencontrent, se manquent ou se retrouvent. Sur un ton mélancolique, Maxence se confie sur sa recherche de l’idéal féminin.
Avec Elisa Bellanger (piano, Pépé), Sophie Belloir (Yvonne), Thibault Givaja (Etienne) et Laura Jarrell (Josette)

¿ Otro más ? ¡ Pero qué rico !, scène extraite de Cachafaz de O. Strasnoy (2010)
Le moment passé à table s’affranchit ici de tous les codes du repas à l’opéra. Les deux amants Raulito et Cachafaz font le décompte macabre des policiers tués au cours des derniers jours pour nourrir les pauvres du quartier.
Avec Elisa Bellanger (piano), Thibault Givaja (Policier) et Olivier Lagarde (Cachafaz)

Mein teurer Heiland, air extrait de La Passion selon Saint Jean de J.S. Bach (1724)
Dans un esprit d’apaisement et de méditation collective, le programme se clôture sur une référence à la Cène, repas ultime.
Avec Eun-Hye Song (orgue), Clémence Le Noël (violoncelle), Sophie Belloir, Thibault Givaja, Laura Jarrell et Pierre Le Tallec (chœur)

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